Mercredi 1 mars 2006
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Tours n'échappe pas à la règle des facultés de lettres-sciences-humaines-avecdestractsgauchistestouslesdeuxmètres. Certes c'est un cliché mais comme tous les clichés, il part d'une réalité. Nous avons eu l'infime honneur d'avoir notre nom dans les journaux parmi les universités bloquées pour cause de croisade contre le CPE.
Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas pour le CPE ni le CNE, et je ne veux pas ici m'engager politiquement.
Il n'empêche que les étudiants impliqués dans les actions commando sont une tribu pour le moins curieuse. Non contents de laisser se propager une image de merde des mouvements contestataires étudiants, ils n'ont toujours pas décidé de prendre des cours de communication à grande échelle.
Bloquer des cours entiers par la seule force des oeillères est une chose. Avoir le culot de souvent affirmer bien fort qu'un mouvement national est prioritaire sur la tenue du calendrier universitaire de tout un chacun est aussi une autre chose. Dans un sens, ils ont raison de forcer certaines portes carrément imposées par la société pour faire de chaque étudiant un être docile et obnubilé par son avenir et ses résultats.
Or, j'ai reçu comme beaucoup, je pense, un mail me faisant part du nombre de gusses qui tiennent la forteresse. "150". Si c'est vrai, réfléchissons deux secondes... C'est... c'est tout ?! 150 sur 23500 sont capables d'imposer leur vues ?
Alors, un message à toutes ces personnes, souvent de gauche, que je veux bien soutenir : la démocratie c'est comme les mouchoirs en coton de grand-maman, c'est pas toujours propre mais on n'a pas encore trouvé mieux.
S'infliger une sous-représentation, c'est décrédibiliser tout un courant populaire et donner des arguments au gouvernement en place. Jouer aux petits soldats de la liberté n'est jamais très bien vu, d'autant plus qu'il faut que vous sachiez une chose : même si vous en êtes conscients, même si vous aviez raison, de plus en plus de gens dans mon entourage (je généralise) en ont ras le cul des mouvements en France ; pour tout dire ils deviennent franchement haineux à votre égard.
Ce n'est pas nouveau, tout le monde parle de ce décalage.
Il serait peut-être temps d'envisager de nouveaux modèles de communication, de nouvelles sous-formes de contestation, d'adapter certaines actions au monde d'aujourd'hui. Je suis parfaitement au courant que beaucoup d'idéologies se veulent universelles et transcendant les époques, mais nier la réalité et les opinions n'est pas une solution.
Car tout comme je pense qu'empêcher une réunion du FN n'est pas un geste civique, il serait temps à présent d'arrêter de donner aux adversaires de la gauche les ingrédients de leur(s) ré-élection(s).
Je vous arrête tout de suite, je ne suis pas pour le CPE ni le CNE, et je ne veux pas ici m'engager politiquement.
Il n'empêche que les étudiants impliqués dans les actions commando sont une tribu pour le moins curieuse. Non contents de laisser se propager une image de merde des mouvements contestataires étudiants, ils n'ont toujours pas décidé de prendre des cours de communication à grande échelle.
Bloquer des cours entiers par la seule force des oeillères est une chose. Avoir le culot de souvent affirmer bien fort qu'un mouvement national est prioritaire sur la tenue du calendrier universitaire de tout un chacun est aussi une autre chose. Dans un sens, ils ont raison de forcer certaines portes carrément imposées par la société pour faire de chaque étudiant un être docile et obnubilé par son avenir et ses résultats.
Or, j'ai reçu comme beaucoup, je pense, un mail me faisant part du nombre de gusses qui tiennent la forteresse. "150". Si c'est vrai, réfléchissons deux secondes... C'est... c'est tout ?! 150 sur 23500 sont capables d'imposer leur vues ?
Alors, un message à toutes ces personnes, souvent de gauche, que je veux bien soutenir : la démocratie c'est comme les mouchoirs en coton de grand-maman, c'est pas toujours propre mais on n'a pas encore trouvé mieux.
S'infliger une sous-représentation, c'est décrédibiliser tout un courant populaire et donner des arguments au gouvernement en place. Jouer aux petits soldats de la liberté n'est jamais très bien vu, d'autant plus qu'il faut que vous sachiez une chose : même si vous en êtes conscients, même si vous aviez raison, de plus en plus de gens dans mon entourage (je généralise) en ont ras le cul des mouvements en France ; pour tout dire ils deviennent franchement haineux à votre égard.
Ce n'est pas nouveau, tout le monde parle de ce décalage.
Il serait peut-être temps d'envisager de nouveaux modèles de communication, de nouvelles sous-formes de contestation, d'adapter certaines actions au monde d'aujourd'hui. Je suis parfaitement au courant que beaucoup d'idéologies se veulent universelles et transcendant les époques, mais nier la réalité et les opinions n'est pas une solution.
Car tout comme je pense qu'empêcher une réunion du FN n'est pas un geste civique, il serait temps à présent d'arrêter de donner aux adversaires de la gauche les ingrédients de leur(s) ré-élection(s).
Ci-contre les pochettes : logos étherés, couleurs vives, ambiance ethnique. On est à des années-lumières du metal traditionnel ; point de gothique, de dragons, d'épopées ou même de slogans un tant soi peu épiques.
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