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Vendredi 22 octobre 2010 5 22 /10 /Oct /2010 15:57

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Nous y voilà. J'ai dû débloquer une matinée pour écrire cet article. Profité d'aller chercher le pain et un autre petit pain, celui-ci au chocolat (pratique cette expression, on sait déjà qu'il y a des chances que j'habite au-dessus de l'Aquitaine), pour ouvrir au bon air normand une petite porte d'accès à mon cerveau trop souvent habitué aux intérieurs. Les conditions intellectuelles sont... à peu près suffisantes. Neil m'a fait attendre, je le fais attendre aussi. On a toute la vie, old chap, t'es encore jeune, tu vas nous pondre des disques jusqu'à ce que tu sois old & grey.


A 40 ans, le bougre a fait les choses bien. Il abandonne une fois de plus ses prétentions pour imposer le parodique. En posant nu dans sa baignoire, avec sa chienne et son petit canard en plastique, il revêt son costume de boute-en-train (ce qui n'a pas manqué lors des concerts de la tournée). Mais plus que ça, il adopte de nouveau un rôle et ça, ça fait plaisir. Dites, ça fait combien de temps ? Dans BGTK, l'anti-héros, certes loin d'être le sujet de l'album, est ce banquier en chapeau-melon, ce notable pris la main dans le sac. Le titre se traduit plus ou moins, avec le jeu de mot qu'on attend, par "adieu la chevalerie" soit adieu les honneurs et la riche vie. Quand il faut, Neil se chausse de grosses lunettes donnant un cachet burlesque à son personnage (je ne sais pas si c'est volontaire, il a déjà intentionnellement porté des chemises hideuses).


Bref bref bref. Ce nouveau disque n'est pas une immense farce, car il mélange diverses ambiances, mais le ton est, on va rapidement s'en rendre compte, plus positif que dans les précédents albums. Regeneration d'un zen imperturbable, Absent Friends mélancolique, Victory For The Comic Muse aux humeurs changeantes, Bang Goes The Knighthood où les couleurs sont vives, l'heure à la plaisanterie et à l'amitié, primesautier, ouvert, presque revanchard face à ses aînés. Et croyez-moi ça fait du bien. Paradoxalement, le contexte est quelque peu différent. Probablement pour des raisons de budget, la tournée de Neil est entièrement solo (guests exceptés), le laissant se débattre avec son piano, sa guitare et ses paroles qu'il oublie une fois sur dix. On connaît le gusse, monstre de scène : ses interprétations restent fameuses malgré tout, sa tchatche plus employée que jamais, et au final tout le monde est ravi. Il n'empêche qu'on est loin de l'enchantement ressenti lors d'autres concerts plus... instrumentalisés. Le solitaire des hautes-plaines colle néanmoins avec l'ambiance de son album, plus music-hall, plus comédie musicale même. On ne saurait trop se réjouir de tenir pour TDC un concept intéressant de plus, sans oublier qu'en studio les copains sont de la partie (heureusement !). Preuve ultime de la générosité de l'auteur, le disque comporte DOUZE pistes, un nombre incroyable qu'on n'avait pas vu depuis Promenade. Le patron a mis du temps à organiser sa petite fiesta, faisons-lui l'honneur d'en faire le tour.

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Allez on commence.

... Voyons... Aïe. Aïe Aïe. La première chanson se nomme Down In The Street Below. Et désolé de casser aussi rapidement le suspense, mais c'est à mon goût la meilleure de l'album, et je le dis tout de go. Franchement, c'est le genre de décision qui peut prendre des semaines, mais non là je vois pas. C'est vraiment la best of the best. Purée, c'est du niveau du meilleur TDC, sauf que ce n'est pas du vieux TDC. Fresque un peu progressive d'une rue au moment de Noël, le chanteur est spectateur de ses contemporains et de sa propre vie. On retiendra plusieurs passages de ce DITSB. Le pont façon comédie musicale où un Neil sérieux et à l'oeil acéré excelle, sur un fond instrumental joyeux Noël oblige. L'outro qui reprend le sujet de la chanson de manière symphonique et épique. La toute fin qui revient sur le bruit de la rue. Et le début, oui le début parce qu'ici il faut finir par le début, cette nappe qu'on voudrait sans fin qui introduit un Neil magnifique, sortant un de ses plus beaux couplets. Enfin, le refrain, un de ses plus beaux refrains. Et ce refrain je l'aime parce qu'il m'affirme que même aujourd'hui Neil arrive encore à m'émouvoir avec sa voix qu'on sentait plus grave, plus apte à être introspective, plus occupée à narrer, à conter, plutôt qu'à toucher l'âme. Non, me dit ce refrain, il y arrive toujours. J'ai fredonné cette chanson des dizaines et des dizaines de fois. Achevez-moi par pitié. Ok, à partir de maintenant, concentrons-nous les enfants. Exercice : on va devoir profiter du reste du disque en sachant que selon moi, à aucun moment il ne sera aussi splendide.

Belle transition vers The Complete Banker, dont on a beaucoup parlé, message mordant à l'attention des boursicoteurs et autres grands joueurs de l'économie mondiale. Avec l'écriture de TDC, jamais avare en bons mots cocasses et championne de l'ironie, le pari était gagné d'avance. Cette chanson possède de ce fait un capital sympathie conséquent à la base. Après écoute, elle est typiquement du TDC "récent", moins emphatique, plus posé, d'une construction pop assez simple. La drôlerie des paroles est évidente. Ce qui m'a un peu empêché d'y rentrer, c'est d'abord une ressemblance de couplet avec "The Plough" (alors qu'on peut difficilement les comparer, l'une dramatique, l'autre comique) genre on utilise les mêmes recettes, ensuite le fait qu'elle vienne après un premier morceau tellement unique, genre pfff il retombe dans ses travers. Je serais mauvais d'en rester là. Dynamique, chantée avec volonté, son impact se conservera avec le temps, en tout cas plus que certaines de Victory par exemple. Thomas Walsh est là pour les choeurs, hommes de bon goût. Je serais vraiment aigri de ne pas l'aimer.

Surprise ! Déjà le trou normand ? Non Monsieur cela fait bel et bien partie du menu. Vous féliciterez le chef, il sait me caresser dans le sens du poil. Sinon comment expliquer cette Neapolitan Girl, old-school, dont les accents 60's et la transalpinité renvoient, même vaguement, à Casanova ? Sujet moins sexy néanmoins, histoire peu heureuse d'une prostituée en temps de guerre. On alterne à l'envie une ambiance légère, une moins légère et une dernière beaucoup plus grave. Cette chanson originale (en tout cas en ces temps-ci) souffre je crois d'un désamour, et ne saurait persister dans les setlists, mais je l'applaudis. Elle m'a tout de suite conquis.

Nous arrivons assez tôt au plat principal, à la fois court mais intense, maigre mais fort en bouche. Bang Goes The Knighthood est la spécialité du chef, peu copieuse, mais essentielle. Neil est à nouveau le conteur ; sur un fond elfmanien voici l'horrible évènement qui jeta le lord dans les limbes et le couvrit de honte. BGTK fait partie de ces morceaux où la compréhension des paroles aide énormément à apprécier l'ensemble. Ils ne sont pas négligeables sur ce disque, une fois de plus touché par la plume gracieuse de notre songwriter favori. Jetez-vous sur les textes, même si vous n'adhérez pas à la musique, vous pourriez au moins reconnaître que Mr. Hannon est de ceux qui travaillent le fond de leur oeuvre, loin des "just", "love" par séries de vingt et des phrases dégraissées potentiellement métaphoriques qui, quelquefois, ne veulent absolument rien dire. TDC c'est aussi la langue anglaise dans ce qu'elle a de belle, le littéraire à portée de la pop. Pour revenir à nos moutons, on dégustera le pont, ouragan au milieu du calme. Joli effet de style, pour un titre un chouïa expérimental qui le classe à part, dans une catégorie rien qu'à lui.

Le premier single ! At The Indie Disco, ho, At The Indie Disco, yeah yeah yeah, At The Indie Discooo tigulugulu (bruits de violon)... Hem excusez-moi. Mais c'est tellement entraînaaaaant. Dôté d'une base incroyablement simple, ce simple ne s'embarasse pas de fioritures inutiles. Trop facile, et c'est ce qui l'empêche d'entrer dans la famille "epicness is epic". Lui il s'en fiche, quelque soit son apparat, il reste le même, nous faisant danser. Ses vêtements TDC tradi sont sortis sur cette version studio : violon continu, choeurs impeccables de Cathy Davey. Il se distingue par cet hommage à l'indie music, dans une boîte de nuit fictive, que j'aurais bien aimé connaître. Il a plus de peps que les singles de Victory, n'est pas prétentieux mais se sent très seul, il n'y en a pas d'autre comme lui sur cette galette. Dommage, ses véritables amis sont sur Victory. Lui a réussi, est sur BGTK mais aimerait jouer ailleurs. On connaît tous cette histoire du vilain petit canard. Sauf qu'ici le petit canard ne finit pas par pleurer, mais danse, danse, parce qu'il n'est pas très beau mais mon dieu qu'il est entraînant.

Je sais pourquoi j'ai eu du mal avec Have You Ever Been In Love. Parce que c'est du cabaret ; et vous ne me l'enlèverez pas de la tête, malgré toutes les influences, Neil Hannon n'a jamais été pour moi un chanteur de cabaret. Et sûrement pas aussi jazzy. Si j'ai eu du mal, c'est que je n'aime pas trop le music-hall tout simplement. C'est une question de style, voilà, ça m'entraîne moins. Dire que j'ai mis des plombes avant d'arriver à cette solution, c'est à se désespérer d'avoir fait la fac, thèse-antithèse-synthèse. Et la musique là-dedans ??? Cette chanson est en fait une des plus jolies de l'album. Paroles simples mais belles, c'est du côté de la musique qu'il faut chercher la légèreté, ces choeurs de Cathy Davey sans qui la maison ressemblerait à un cottage de luxe sans jardin, cette architecture qui n'a rien inventé mais se révèle parfaite. Je ne lui décernerais pas un prix du jury, mais d'autres le feront sûrement à ma place ; qu'ils se fassent plaisir, elle le mérite. Je les regarderai de loin d'un oeil moins concerné mais toutefois bienveillant.

La seconde meilleure ! Dieu que ce CD est simple. Que le podium me semble évident. Assume The Perpendicular c'est celle qui n'y paraît pas, ni la vedette ni la coqueluche des médias, mais quand je regarde autour de moi, tout le monde n'a que deux mots à la bouche : elle tue. Dès le départ elle attaque pour ne plus jamais lâcher. Le rythme est gospelien (je claque des deux mains très fort). Perso je la chanterais bien en randonnée... Ok les paroles sont bizarres, de l'architecture, du vertical, de l'horizontal, je n'ai encore compris que 30% du total. Préoccupations bien vaines lorsqu'arrive le refrain et ses cuivres jazz ; là encore le refrain accrédite la grande qualité de l'ensemble. L'addiction se prolonge lors du pont délicieusement picotant, se finissant sur un vacarme New-Orleans. Puis c'est reparti une-deux une-deux. La parade du perpendiculaire. L'enthousiasme collectif déborde de ce brouhaha intellectuel. On dirait l'Orchestre Fou de Pierre Perret et ses images de synthèse alors bien géométriques. Sacré concept !

Je vous l'avais dit, ce nouveau TDC est plus joyeux que les précédents : de l'amour, de l'humour, et de l'importance de l'art de la conversation. Qu'il est bavard ce The Lost Art Of Conversation ! En même temps c'est normal qu'il soit bavard, pas mal lorsque la forme rejoint le fond. Voici un autre morceau où comprendre les paroles est important sous peine de faire face à un incompréhensible charabia, comme ces tirades que certains musiciens anglophones sortent en concert en plein milieu de la Touraine, l'horreur. Bref prenez votre dico, Neil vous réconciliera avec l'anglais. Une des raisons pour lesquelles j'aime ce titre est que les phrases sont savamment cousues, les transitions sont intelligentes, les pointes rigolotes fleurissent. Bon, c'est sûr qu'il ne faut pas être allergique à la bonne humeur ambiante, entre les grelots, les choeurs (un Neil déchaîné c'est déjà cocasse, alors imaginez plusieurs) et les sifflements "always look on the bright side of life". Un peu too much pour certains. Cela ne me dérange pas, et je m'attarde avant tout sur la structure : tout s'enchaîne si habilement, jusqu'à ce passage plus "sérieux" sur la nécessité de faire gaffe en public, que je ne peux que décerner un A ou au moins un B+.

On arrive au sujet chaud ! Island Life. Déjà ça démarre mal, je trouve l'idée de la chanson et même certains gimmicks complètement pompés sur "Charmed Life". Passons. Ce qui a dû gêner beaucoup d'auditeurs est à mon avis le rose bonbon qui colle sans pitié, avec des paroles vraiment mais alors vraiment à l'avenant. Tache quand on compare au reste. Pourtant, ça démarre bien, ça finit bien. Une petite boucle paradisiaque et mystérieuse. On peut être progressivement déçu par l'entrée en chant. Abattu par le refrain. Mon avis : le refrain est sirupeux mais plutôt bon. Le duo Cathy-Neil fonctionne à merveille, les coquinous. On ne peut nier que le mâle nous a refait le coup de "The Light Of Day" et son parti-pris extrême dans le romantique outrancier. En fait, Island Life est encore plus excessif, dans de nombreux petits détails, et dans ce pont abusé. Je crois que Neil l'a fait exprès à un point... Je ne pense pas que ce soit parodique, c'est pas assez ridicule et le chant tourne bien. Sans compter qu'on assiste à une progression constante de qualité. Le dernier refrain est vraiment très beau, les choeurs de Cathy remportent la mise. C'est dur à dire, mais même là le titre recèle de ressources cachées. Plus intéressant qu'il n'y paraît, pas le morceau du siècle, mais intéressant, pas un morceau extraordinaire, mais etc. etc. etc. etc.

Avec When A Man Cries, nous retournons dans un registre auquel TDC nous a habitués, intimiste et volontaire à la fois, où la musique symphonique enveloppe une voix traduisant à merveille les sentiments humains. Il suffit de voir les "Snowball In Negative", "Leaving Today" et autres "The Wreck Of The Beautiful". Là encore, regardez et admirez les paroles, en osmose avec le son. Titre peu évident que celui-ci, ayant tenté une structure complexe, centré sur une approche tout en finesse d'un sujet un peu tabou, les pleurs d'un homme adulte. Neil s'en sort incroyablement bien, mais l'exercice était ardu, étant souvent à deux doigts d'une expression mal choisie ou d'une note mal placée. Difficile de toujours rentrer dedans, à coup sûr. Quand la sauce prend, la chanson est admirable, une des meilleures de l'album. Je dirais même : du TDC de haute tenue, pur, véridique, instantané.

Si Can You Stand Upon One Leg est le titre le moins bon de tous, c'est surtout parce qu'il prend peu de risques (sauf à la fin). Cette drôle de chanson drôle, avec l'appui du sieur Walsh, est la soeur jumelle de "The Coin Toss" de la Duckworth Lewis Method. Pas dur de trouver l'inspiration... Bon, on ne va pas lui en vouloir. On a rarement vu morceau plus absurde dans le groupe (même "A Drinking Song" est encore trop terre-à-terre), mais aussi plus théâtral. Par une surenchère clownesque, Neil provoque son public et cela marche bougrement bien en live. Morceau modulable et remodulable comme un contorsionniste de cirque. On a beaucoup jasé sur la fin, en occultant un peu qu'elle offre une excellente transition vers le dernier titre du CD. Qui n'a jamais été mal à l'aise, n'a pas eu envie de skipper sur son poste ? Je veux des noms ! N'est-ce pas aussi à l'artiste de bousculer son auditoire ? Hannon le fanfaron n'a pas fini de nous la ressortir celle-là, peut-être pour le grand plaisir coupable et masochiste qui nous habite. CYSUOL (joli dit comme ça) a parfaitement sa place dans cet opus, on ne peut pas le nier...

Et enfin, la troisième du podium ! Jamais élaboré un podium aussi aisément. I Like est la cerise sur le gâteau et nous montre à quel point Neil a été bon avec nous. En lâchant aux fans que nous sommes ce biscuit, il a rompu toute une chaîne de morceaux de fin aussi lents que déprimants. Quoi, "Charmed Life" ? Thème heureux mais chanson joviale peut-être ? Non, hospitalière plutôt. I Like, c'est quasiment un clin d'oeil à "Tonight We Fly", avec son rythme haletant qui cavale sans respirer. Déjà, un gros point pour finir sur une note aussi positive. Neil aime et le fait savoir ! Paroles chaudes en perspective, ce n'est pas Alfie le dandy sans coeur qui parle, mais le Neil amoureux. Le morceau est loin d'être parfait, et ne peut prétendre aux meilleurs hymnes du genre, cependant on est ravi de tomber, déjà sur un de ces hymnes en question, puis à la personnalité propre. Muni de petites faiblesses un peu partout, principalement des pertes de rythme, la chanson se démarque par un couplet vivace et un refrain imparable. Comme quoi on dira ce qu'on voudra, mais les trois stars du disque sont celles avec les meilleurs refrains. C'est juste un constat, c'est pas partout pareil chez TDC. En 2010, ce TDC s'achève d'une des plus belles manières qu'il soit.

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L'après-midi s'écoule, les lasagnes aux légumes dans mon estomac aussi. Deezer est bien pratique lorsqu'on n'a pas l'album sous la main, mais ces pubs sont très envahissantes. En plus elles ne me ciblent même pas : du Yannick Noah, du R'n'B... J'ai hâte de voir la nouvelle pub Charal sur le site de la SPA. Que dire de Bang Goes The Knighthood ? Je l'ai vraiment beaucoup aimé. Il m'a fait revivre des sensations TDCiennes oubliées, il m'a parfois surpris, il m'a parlé, il m'a fait sourire, il m'a enchanté. Un bon disque de TDC est un très bon disque, si vous en avez entendu parler dans les médias les avis sont unanimes.


Passons rapidement sur la question meilleur album du groupe blablabla : NON. Je suis un vieux con, mais un vieux con sentimental et qui argumente. Les chefs-d'oeuvre de Neil sont beaucoup plus égaux dans l'excellence, ils vont la rechercher à chaque fois. Ma facette sentimentale, elle, dira que ces chefs-d'oeuvre sont peut-être à terme condamnés à rester mes préférés. C'est une question d'époque, de ressenti, et surtout de style. Alors ça c'est évacué.


Je trouve BGTK meilleur que Victory, plus complet, avec moins de déchets. C'est aussi un disque avec, étonnament, une certaine homogénéité, mais plus dans le concept que dans les morceaux eux-mêmes. Collection de chansons mais, je ne sais pas... qui s'imbriquent mieux. Les transitions sont souvent impeccables. Je retiens aussi que Neil a des amis, et que, mon ami, tu ne dois pas les lâcher. Tu as su les mettre en valeur, ils parfument ton disque comme autant d'épices.

Un retour en fanfare, diront certains (alors qu'il n'est jamais parti en fait, c'est idiot ce que je dis), un vrai marqueur dans la discographie de sa Divine Comedy selon moi. Sûrement pas à la hauteur de ses plus grandes oeuvres, il a le mérite de remettre Neil sur le devant de la scène. C'est un artiste sur lequel on peut compter, mais qui est en même temps assez imprévisible, donc jouer les Madame Irma serait de mauvais augure.


La bonne chose c'est que Neil n'a pas grandement déçu, et ça, ça va rendre les fans plus passionnés et asservis que jamais. Les étrangers à la secte ne peuvent pas comprendre ! Espérons juste que le gourou ne se casse pas avec sa valise de biftons sur son île paradisiaque...

Par Vinczc - Publié dans : Musiiique - The Divine Comedy
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