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Flims

Samedi 23 juin 2007 6 23 /06 /Juin /2007 23:44
Les détournements, c'est ce qui est arrivé de mieux à l'humour français ces dernières années.
Oui, direct, je balance.
Avant tout, il vaudrait peut-être mieux définir ce que c'est un "détournement" ?
Dans l'acception qui nous intéresse, j'entends par détournement un procédé qui consiste à prendre voire à monter des extraits vidéos, et à changer les voix (par exemple en les faisant soi-même) afin d'arriver à un certain rendu, généralement comique. (C'est une définition toute personnelle.) On peut aussi ajouter des bruitages supplémentaires, des ralentis, des avancées rapides, des ruses de montage et tout un tas d'effets de style afin, justement, de "détourner" la ou les oeuvres originales.
Grossièrement, la première approche est de faire dire aux gens sur l'écran tout et n'importe quoi !

Seulement, et on s'en rend compte avec certains essais, détourner n'est pas systématiquement drôle, et on ne s'improvise pas star du détournement en deux secondes. Il faut souvent du bon matos, et surtout, comme un peu partout, du talent, à la fois talent comique et talent technique. Car il n'est pas si aisé de caler les nouvelles voix sur les gestes, de gérer la synchronisation...

Heureusement, l'histoire nous a livré des oeuvres dignes de ce nom et c'est de l'une d'elles dont je vais vous parler.

Ainsi vous aurez la réponse à certaines énigmes insolubles :

- Pourquoi dans certains forums, les gens disent-ils "flim" avec le l avant le i (et
cf. la catégorie de ce blog dédiée au cinéma !) ?

- Qui est donc ce George Abitbol (attention à l'orthographe !) ? C'est quoi ces conneries comme quoi c'est "l'homme le plus classe du monde" ?

et bien d'autres !


[A ne pas oublier : le détournement d'oeuvres originales, et souvent copyrightées, passe par une modification obligatoire de ces oeuvres. Lien logique : commercialiser un détournement réussi et/ou populaire est difficile (bien qu'on puisse citer le cas des "Messages à caractère informatif" de Canal+ qui est sorti à la vente).
En fait, de nombreuses créations existent et se transmettent dans un cadre non commercial, et le plus souvent par le biais d'Internet. C'est un point sur lequel je vais m'arrêter, rien que pour vous donner les liens intéressants !]




Je ne suis pas un grand cinéphile mais je suis capable de citer sans sourciller deux de mes films favoris : "Brazil", chef-d'oeuvre du grand Terry Gilliam, et :

La Classe Américaine (titre du film lui-même)
Le Grand Détournement (autre titre du film, à mon sens définit plutôt cette oeuvre par rapport aux autres des mêmes auteurs, moins longues)
année : 1993
de : Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette

La Classe Américaine est, dans la limite de mon avis, un très sérieux challenger pour la meilleure comédie française jamais réalisée.

Ce ne sont pas des blagues : ce n'est pas un blockbuster, c'est encore une comédie un peu confidentielle par rapport aux poids lourds du genre... mais si on teste toutes les personnes l'ayant vu, un nombre négligeable de spectateurs l'ont d'ores-et-déjà classé dans leur top 10. Ou alors ils trouvent cela vraiment excellent.

Certains forums ont une véritable culture "Classe Américaine", leurs utilisateurs faisant référence plus que de coutume à des répliques célèbres. Il y en a des dizaines comme ça. C'est un véritable champ lexical. Après avoir vu le "flim" vous serez sérieusement initié !!!


I. Le concept

Au début, beaucoup de gens ne comprennent pas ce qu'est "La Classe Américaine".
"Un film regroupant des dizaines de stars hollywoodiennes... et français ? C'est quoi ce délire ?"
Maintenant, vous savez que c'est un détournement.

Et en effet, le nombre d'étoiles du cinéma est pour le moins important !! Inutile de les recenser ici, vous prendrez bien plus de plaisir à le faire vous-même.

L'ensemble de l'histoire est un mélange de western, de polar, de science-fiction, de comédie sentimentale, de comédie dramatique, de film politique etc. etc. et souvent en mixant allégremment les périodes. Ce qui fait que le temps de l'action n'est plus une donnée véritablement importante  !

Plus intéressante est l'ambiance générale  : cet empilement de movies typiquement U.S donne au titre toute sa saveur. C'est bourré de situations "à l'américaine" pour donner un rendu américain. Les films sélectionnés datant pour la plupart d'avant les années 80, le grain est tout de suite donné, et malgré des différences d'images, le tout s'emboîte très bien.

Au final, on sent l'élégance des personnages, leur attitude tout en costard et chapeaux de cow-boy. Mais tout cela a-t-il un sens ???

Oui et non.
Oui car les personnages à l'américaine sont bien rendus.
Non car leur aura est détruite instantanément pour laisser place à autre chose : des nouveaux dialogues, du non-sens, du ridicule, et avant tout un humour à la française, l'humour "Canal+".

Ce fameux humour dont on dit souvent qu'il était meilleur "à la grande époque Canal", pile-poil la période qui nous intéresse.
Absurde, souvent burlesque, cet humour bénéficie en plus dans "La Classe Américaine" de l'effet  "détournement", où les voix françaises des grands acteurs ont pris un malin plaisir à leur faire raconter des idioties, des gags de tout type, parfois en-dessous de la ceinture, parfois plus subtils, ou bien avec un accent spécial, et toujours en concordance avec l'image.









II. L'histoire

Vous allez avoir droit à un résumé rapide : c'est con de raconter au moins le premier quart du début de l'histoire, comme le font nombre de gens, critiques professionnels ou non. Je présume que vous n'êtes pas débiles et qu'une fois le décor planté, s'avancer dans le résumé ne sert à rien.

George Abitbol (joué par John Wayne) est l'homme le plus classe du monde. Il a la classe américaine (franchement ils n'auraient pas pu mieux choisir !). Malheureusement il lui arrive des bricoles, et deux journalistes enquêtent sur ses dernières paroles : "Monde de merde !" (une des répliques les plus célèbres !).
Ces deux zozos ne sont autres que Peter et Steven (interprétés par Dustin Hoffman et Robert Redford, excusez du peu...). - Très important : prononcer "Pétère et Stéveune" - Ils seront épaulés par un collègue nommé Dave (Paul Newman).
Ainsi commence l'aventure !
Attention, le casting décoiffe, je ne vous révèle pas tout...



III. Le succès

Autrement dit : pourquoi c'est bien ?
C'est tout simple. Si vous appréciez ce type d'humour, ce flim est à mourir de rire.

Tout d'abord, la synchro avec la tête des vrais acteurs est surpuissante. On a vraiment l'impression que ce sont eux qui parlent, c'est très naturel, ce qui est d'autant plus efficace lorsqu'ils disent une réplique étrange, ou quand ils effectuent une mimique spéciale.

Ensuite, le flim est parfaitement équilibré. Il ne dure qu'une heure dix, mais c'est déjà beaucoup pour un détournement (surtout qu'ici, TOUT est composé d'extraits détournés), et nous avons affaire à un véritable long-métrage. L'oeuvre réussit l'exploit de mélanger des dizaines de flims complètement différents sans que cela ne choque. Les ambiances moderne, western ou autre s'imbriquent naturellement dans un scénario sans véritable base temporelle, et qui a le mérite d'exister. Car là où d'autres détournements sont absolument sans queue ni tête et n'ont pas d'objectif précis dans leur déroulement, celui-ci possède un fil conducteur qui fait avancer le schmilblik, et intervient toujours par exemple suffisamment tôt après des scènes qui n'ont rien à voir avec l'enquête. Il s'agit donc d'une oeuvre à part entière et pas seulement d'une compilation de saynètes.

Je crois que le plus fort reste quand même l'humour lui-même. "La Classe Américaine" ne fait pas partie de ces comédies qui ont deux blagues toutes les dix minutes. Avec "La Cité de la Peur" (loué soit son nom), c'est je pense le seul flim français aussi dense en passages drôles. Les scènes et répliques cultes se comptent presque par centaines ! C'est une orgie, le résultat d'humoristes inspirés qui ont tellement bourré le flim de passages hilarants qu'il m'est déjà arrivé de devoir faire pause pour ne pas m'étouffer de rire.
Vous comprenez mieux pourquoi les références fusent sur de (trop) modestes parties du net : il n'est pas rare de tomber sur des boute-en-train se refaisant un dialogue - exactement comme avec "La Cité de la Peur" - que seuls ceux ayant vu et apprécié le sésame reconnaîtront entre mille.
Pis : certains personnages sont si charismatiques et brillants qu'on en vient complètement à oublier les célèbres acteurs détournés. Ce qui fait que parmi les petites pépites du 7e Art ayant beaucoup "servi", il s'avère dur (j'ai des témoignages !) de les regarder dans leur version originale sans penser à des passages marquants de la version détournée.

Et puis, des comédies aussi intenses deviennent si rares que cela ne contribue qu'encore plus à placer sur un piédestal les meilleures réussites du genre.



IV. La résurrection pour l'éternité

Un des caractères les plus marquants (et attachants ?) de la vidéo elle-même est qu'elle ne doit son salut que grâce au net.
Lors de sa diffusion au début des années 90, peu de gens ont pensé à enregistrer, et les rediffusions se sont révélées fort maigres, jusqu'à sombrer dans les oubliettes du PAF (le chien).
Dieu a décidé de réparer cette injustice en s'emparant de l'esprit de quelques fans afin de restaurer leurs bandes, et de les transférer en format numérique... et bon à passer par les réseaux internationaux. "La Classe Américaine" a donc pu connaître une seconde gloire grâce au P2P, et à quelques sites, et cela sans vraiment sombrer dans l'illégalité vu que si jamais il y a des droits, personne n'en a jamais entendu parler, personne n'a réclamé, et personne n'a déjà tiré profit officiellement de l'oeuvre.

Dans l'esprit de quasiment tous les amateurs, LE "flim" est au final un bel exemple de libre, et il y a à l'heure actuelle fort à parier qu'il restera dans la culture populaire, appartenant à tout le monde et en premier à ses disciples fervents.

Liaison logique : étant lié à la Toile, cet OVNI cinématographique n'en est que plus populaire chez certaines communautés.


Je vous recommande fortement si vous voulez vous procurer le flim de privilégier les versions de qualité : divx, voire encore mieux "restauré" en dvd.


~~~~


Si vous souhaitez les "informations pour gourmands" (non non non ce n'est pas une réplique du flim), voici une succession de plats gratuits parmi les plus répandus :



MENU "EXTRAITS DE CHIPS"
{si vous voulez vous faire une idée de la bête... / note : je vous ordonne de regarder le flim en entier avant de regarder des scènes "avancées" sinon ça casse un peu le truc et la logique de l'histoire }
* Dailymotion et dans une moindre mesure YouTube, qui regorgent d'extraits
* Abidbol (avec une faute !), un site d'extraits
* Le Grand Détournement, site d'extraits lui aussi

MENU "M
ÉCHOUI DÉCOUVERTE"
{retrouvez-vous dans la galaxie des détournements, ayez soif de curiosité, admirez cette phrase qui ne veut rien dire}
* Le grand Mozinor, nouveau leader du détournement francophone, a écrit cette anthologie du détournement : bon voyage !
*
Le site de Cycyr, énumérant une liste de détournements

MENU "EXPERT - NE SOYEZ PLUS UNE OUICHE LORRAINE"
{Attention ! Je conseille à tous de regarder d'abord "La Classe Américaine" avant de consulter plus en profondeur les liens suivants}
*
Le site très complet de Sam Hocevar, centré sur le flim, avec script complet imagé ultra-classe
* L'article de Wikipédia en français
* Un script complet, que du texte
* Un sujet de forum sur Thisisnotawebsite, avec moult liens
*
Le quizz ! Pour voir si vous avez bien suivi.

MENU mousse au chocolat du patron facultative
*
Article sur La propagation du chaos
* Chronique sur Filmdeculte
* Le lien IMDb ! La classe.

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Que faut-il retenir de tout cela ? Déjà, que c'est une comédie de très très grande qualité.

Mais je vais aller plus loin : elle déconcerte pas mal de personnes, celles n'en ayant jamais entendu parler dans leur grande majorité, car elle bénéficie d'un succès bien supérieur à son aura médiatique.
En dehors du net et je pense de quelques médias alternatifs, il faut avouer qu'il y a une chance sur un virgule zéro zéro un de passer sa vie sans avoir connaissance de son existence.
Mais Mozinor et d'autres l'ont prouvé : les sketches du web ont trouvé leur public. "La Classe Américaine" joue dans la dimension supérieure : se retrouver dans le palmarès de nombreux cinéphiles, chose complètement incongrue et inhabituelle pour une comédie aussi peu connue.

Mais ça, c'est parce que vous n'avez pas encore vu quelqu'un en parler avec des étoiles dans les yeux...
Faites attention, les George Abitbol en herbe traînent à chaque coin de rue, malgré leur grande discrétion. Si ça se trouve c'est même votre voisin.
Par Vinczc - Publié dans : Flims
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Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 17:17
Regardez ces flims !

Voilà je l'ai dit. Introduction plus civilisée : mon blog a la mort qui lui colle aux trousses, enfin... l'inactivité plutôt, j'ai pas envie qu'on clôture ou perde mon compte, y'a pas de raison. Des idées d'articles je n'en manque pas --> comprendre : les réaliser c'est autre chose. La suite de billets sur The Divine Comedy prend une pause faute d'envie (même les plus grands artistes me lassent... je ne suis pas mono-artiste). Plus aguichant, la troisième playlist de ce blog : plus grande, plus variée, j'espère que vous allez l'apprécier ! Elle est bientôt prête.

Aujourd'hui c'est le coup de coeur cinoche qui prime.

A savoir en premier : flims interdits aux - de 16 ans et aux personnes sensibles.

A savoir aussi : flims drôles.

A la fin des années 80 et au début des années 90, la Nouvelle-Zélande connaît l'avènement d'un réalisateur un peu déjanté, un passionné bricoleur. Il va sortir trois flims : Bad Taste en 1987, Meet the Feebles en 1989 (un dessin animé pour adultes que je n'ai pas vu mais a priori dans la même veine que les deux autres), et Braindead en 1992.

Ce réalisateur c'est Peter Jackson, futur maître d'oeuvre de la très épique, très coûteuse, très populaire et très spectaculaire trilogie du Seigneur des Anneaux.
Point d'elfes et de grande romance dans ces premiers essais, mais ceux-ci sont : spectaculaires, populaires mais en aucun cas coûteux - ou alors si, coûteux pour le budget en possession à l'époque.

Ce sont des flims amateurs, et ça se voit : au grain, au jeu, à tout. Là où ils frappent fort, c'est au niveau de l'humour et des effets spéciaux : le premier car basé sur un comique de situation assez graveleux et très expressif, et sur le gore, et les seconds parce qu'ils sont rudement bien foutus pour un petit flim et que même si leur réalisme n'est pas toujours très visible, on y croit, on les sent, ils font partie de l'oeuvre !


Bon, keskesé ?
Bad Taste et Braindead sont des films gore, tendance comico-gore.

Bad Taste, le premier a des relents de films d'action : des extraterrestres envahissent un village paumé et une équipe d'agents secrets un peu crétins mais redoutablement efficaces vont tenter de stopper les envahisseurs, eux aussi assez crétins. Les personnages ne sont pas très charismatiques, mais pour peu qu'on soit sensible au "flim fait à la maison", ils sont attachants et on suit avec plaisir leurs aventures.
L'histoire oscille entre la tension et l'action (beaucoup), le film d'extraterrestres pas beaux et les GI surarmés !!!


Voilà ce qu'il faut retenir : au début, le film ne paye pas de mine mais alors pas du tout, puis la machine s'installe, les scènes sont de plus en plus explicites et violentes, et les situations de plus en plus farfelues et exagérées !




Bad Taste est probablement un des flims les plus gore de l'histoire du cinéma : gore, à savoir
une violence non implicite mais au contraire montrée, démontrée sous tous les angles et toutes les coutures. C'est le summum de l'horreur visuelle : membres arrachés, morceaux de chair, sang par dizaines ou centaines de litre.



Ça fait peur n'est-ce pas ? Hé bien pas du tout !!!

Le film dégoûte, provoque des grimaces mais normalement si vous êtes d'un âge à peu près avancé (adolescent quoi !) et ouvert, vous n'aurez jamais, JAMAIS peur.
Bad Taste et Braindead sont la preuve vivante que la peur au cinéma (et pas qu'au cinéma...) est provoquée par des tas de détails dont l'ambiance, la musique, le fait d'être à l'aise, les plans obscurs, l'atmosphère flippante...
Or, rien de ça ici.

Ces deux oeuvres ne sont pas des films à proprement parler d'horreur, mais surtout gore. Ce sont des opéras ultra-violents, des déchaînements, pas des huis-clos oppressants.
Mieux : la violence est telle, tellement exagérée, mise en avant et traitée avec humour que le spectateur s'y habitue et se laisse porter par le film.

Et ici, l'humour est très présent, provoqué soit par le ridicule des situations, soit par des phrases bien placées, soit par le côté amateur de la production, qui reste quand même d'un haut niveau.
Le côté "nanar mais pas trop" qui s'en dégage est voulu (bien que cet avis n'est pas unanimement partagé) et la qualité est complètement au rendez-vous.

MAIS il faut rentrer dans le trip. Il y a des chances que vous soyez complètement  imperméable à ce genre. L'humour n'est pas très intello, et c'est du pur cinéma populaire.
On dit d'ailleurs souvent de Bad Taste et Braindead qu'ils sont le prototype même de vidéo à se regarder lors d'une soirée entre potes (vous pouvez rajouter : avec bières et pizzas, quoique j'éviterais de manger pendant le visionnage).


Braindead est l'apogée de ce cinéma :
Un jeune homme martyrisé/chouchouté par sa mère doit se confronter à elle après qu'elle se soit faite mordre par un singe bizarre qui transforme les gens en zombie.
Bien sûr, la maladie va se propager et le tout va se finir dans un bain de sang apocalyptique, scène culte du cinéma de série B.




Le constat est pire ! La montée en violence est encore plus intense, l'humour encore plus présent.
Braindead est un monument du cinéma pour certains, et mérite son statut de "film culte".


En un mot : allez-y. Cela vous changera des comédies dramatiques ou des oeuvres hollywoodiennes, même si c'est bon.
Nous sommes définitivement dans un autre univers : celui du mauvais goût, de la pire violence, une violence tellement bien reproduite et mise en scène qu'elle arrive sans difficulté à son but : nous amener à rigoler de manière complètement irrationnelle devant un spectacle d'une sauvagerie inégalée.
Par Vinczc - Publié dans : Flims
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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /Août /2006 15:21
La date de ce flim est la même que celle de ma naissance, c'est vous dire à quel point ça date. Heureusement, à mon instar ça n'a pas trop mal vieilli. Cela a même mieux vieilli puisque l'animation est superbe, vingt-deux ans après.

Etonnante Nausicaä, dans des décors somptueux, un univers tellement réussi qu'il a sûrement fait référence. (J'en profite juste pour dire que les piafs qui servent de monture font beaucoup penser aux Chocobos de FF, voilà voilà...) Un dessin animé extrêmement beau, aussi bien par sa bande-son surprenante et très aérienne (un peu 80's mais dans le bon sens du terme) que par son graphisme qui sent bon le chef-d'oeuvre léché d'antan.

Le film peut sembler peu dynamique par rapport aux derniers Miyazaki, l'action plus molle, mais je ne me suis pas ennuyé une seconde. De même, il aurait été dur de caser en deux heures toute l'intrigue du manga, mais ce dernier a de toute façon été conçu en même temps que la réalisation de l'anime (dixit l'excellent site francophone sur Ghibli, http://www.buta-connection.net/).

Le scénario, bien qu'assez simple, est toujours aussi remarquable, sans manichéisme, avec des personnages recherchés, une véritable profondeur.

Bref, j'espère qu'il ne faudra pas attendre que tous les Ghibli sortent en France pour qu'on n'entende plus de conneries sur l'animation japonaise. Du côté des médias, c'est "presque" réglé, vu les critiques dithyrambiques que récoltent les dernières sorties en salles.
Par Vinczc - Publié dans : Flims
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Dimanche 2 avril 2006 7 02 /04 /Avr /2006 14:39
Renaissance est le type même de flim qui est capable de me faire bouger les fesses pour aller au cinéma. Conceptuel, visuellement innovant, pas trop court, le genre d'expérience qui vaut bien quelques euros et surtout qui prend une réelle définition sur grand écran.

On a affaire à un film d'animation tout en noir & blanc (pas de nuances de gris, si je ne me trompe pas), de la science-fiction sous forme de polar sombre.
Le background et l'intrigue bien foutue (quoiqu'assez classique) font oublier les personnages un peu cliché : homme d'affaires peu scrupuleux, flic taciturne revenu de tout, jeune fille méga-jolie bac+12... Dans l'ensemble, j'ai senti l'influence peut-être un peu lourde d'une "école" française jeune et branchée qui a tendance à tout "staïliser"... Je chipote.

Le véritable héros reste le décor, un Paris futuriste extrêmement bien foutu, très beau et réaliste, qui donne toute l'ambiance à l'histoire.
Quant à l'animation à proprement parler, c'est un régal. Les personnages sont vivants au possible, les effets de pluie, de neige, de vie en général apportent un cachet unique au projet.
Je recommande Renaissance, un vrai beau film.
Par Vinczc - Publié dans : Flims
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