Tends ton assiette !
Le blog, c'est devenu un endroit où on peut pousser ses coups de gueule.
Le blog c'est le summum de la démocratie : pouvoir s'exprimer sur n'importe quoi au risque de dire souvent n'importe quoi. Ce billet va être un exemple du luxe des pays riches, penser, parler, critiquer, sur la nourriture.
Les victuailles, la bonne chaire - un sujet qui me tient à coeur. Non que je sois un fin gourmet, mais j'admets faire ripaille, tout cela dans la recherche d'un plaisir simple et hédoniste, qui m'éloigne en même temps, le temps d'un repas, des angoisses ridiculement sérieuses de la silhouette parfaite.
(D'un côté, c'est pas très compliqué : pour ne pas grossir comme une vache, faut faire du sport. C'est ce qui marche pour moi en tout cas.)
Il est où le coup de gueule là-dedans ? Le voici : lorsque vous faites à manger à vos amis, à votre famille, à des invités, N'AYEZ PAS PEUR DE SERVIR EN QUANTITÉ. J'avancerais même l'inverse : évitez à tout prix de prévoir juste.
Ce n'est pas parce que la qualité peut parfois primer dans le royaume de la gastronomie qu'il convient d'oublier la sainte idée de quantité. Les rations de moineaux m'horripilent. Tout comme l'impression d'être enfermé dans un camp de concentration quatre étoiles avec électricité et eau courante.
Sortir de table en ayant faim, c'est une insulte faite à notre société de richesse. Plus sérieusement, ne trouvez-vous pas déplacé de ne pas oser ne pas économiser sur de la nourriture, alors que c'est la part du logement qui grève les salaires du citoyen moderne ?
Certes, le manger peut encore être un luxe aujourd'hui, mais il n'y a aucune honte à taper dans les produits de la marque inférieure, ou à rajouter dix ou quinze euros à l'alimentation.
Les produits alimentaires, pour la plupart, font partie de ceux où l'on peut encore se payer un petit plaisir régulièrement.
Alors, pourquoi oublier le festin ? Gagner cinq euros sur quelques centaines de grammes de légumes (reconnaissons leur prix actuellement scandaleux), tandis qu'on achète une bouteille d'alcool trois fois plus ? Hahaha.
Ma règle d'or pour les repas et les occasions est de ne pas hésiter à prévoir gros.
Les avantages : on s'adapte à l'appétit de chacun, dont je me suis aperçu qu'il pouvait extrêmement varier (la corpulence, la mentalité, mais aussi l'éducation, le sexe, d'autres caractéristiques physiques et psychiques que je ne puis dénombrer...).
On comble ses invités, au risque de passer pour un gentil fou.
Les restes vont au frigo (si, vous connaissez ? une nouvelle invention très pratique !), prêts à être consommés dans les jours à venir, évitant de surcroît d'entamer autre chose (aucune excuse donc au niveau budget, si on se débrouille bien).
Or, si vous prévoyez petit, juste ce qu'il faut :
Les inconvénients : passer pour un gros radin de première, même si ce n'est pas vrai. Faites gaffe, la radinerie, au niveau image sociale, ouilleouilleouille.
Ne pas sustenter ses invités, ce qui est un échec dans le processus d'hospitalité.
Ne vous inquiétez pas pour l'ordre des plats. Une entré "limitée", un gros plat, et il y a toujours de la place pour le dessert.
Et ne me faites pas passer pour un amateur d'orgies, je le sais et j'en suis - presque - fier ! Ne vous détrompez pas, il n'est nullement question de s'empiffrer comme des porcs, mais de recevoir correctement. C'est à coup sûr une simple question de culture : pour moi, la quantité est aussi importante que la qualité. Délaisser l'une ou l'autre, c'est ne pas rendre hommage au plat, au rite de manger.
Le blog c'est le summum de la démocratie : pouvoir s'exprimer sur n'importe quoi au risque de dire souvent n'importe quoi. Ce billet va être un exemple du luxe des pays riches, penser, parler, critiquer, sur la nourriture.
Les victuailles, la bonne chaire - un sujet qui me tient à coeur. Non que je sois un fin gourmet, mais j'admets faire ripaille, tout cela dans la recherche d'un plaisir simple et hédoniste, qui m'éloigne en même temps, le temps d'un repas, des angoisses ridiculement sérieuses de la silhouette parfaite.
(D'un côté, c'est pas très compliqué : pour ne pas grossir comme une vache, faut faire du sport. C'est ce qui marche pour moi en tout cas.)
Il est où le coup de gueule là-dedans ? Le voici : lorsque vous faites à manger à vos amis, à votre famille, à des invités, N'AYEZ PAS PEUR DE SERVIR EN QUANTITÉ. J'avancerais même l'inverse : évitez à tout prix de prévoir juste.
Ce n'est pas parce que la qualité peut parfois primer dans le royaume de la gastronomie qu'il convient d'oublier la sainte idée de quantité. Les rations de moineaux m'horripilent. Tout comme l'impression d'être enfermé dans un camp de concentration quatre étoiles avec électricité et eau courante.
Sortir de table en ayant faim, c'est une insulte faite à notre société de richesse. Plus sérieusement, ne trouvez-vous pas déplacé de ne pas oser ne pas économiser sur de la nourriture, alors que c'est la part du logement qui grève les salaires du citoyen moderne ?
Certes, le manger peut encore être un luxe aujourd'hui, mais il n'y a aucune honte à taper dans les produits de la marque inférieure, ou à rajouter dix ou quinze euros à l'alimentation.
Les produits alimentaires, pour la plupart, font partie de ceux où l'on peut encore se payer un petit plaisir régulièrement.
Alors, pourquoi oublier le festin ? Gagner cinq euros sur quelques centaines de grammes de légumes (reconnaissons leur prix actuellement scandaleux), tandis qu'on achète une bouteille d'alcool trois fois plus ? Hahaha.
Ma règle d'or pour les repas et les occasions est de ne pas hésiter à prévoir gros.
Les avantages : on s'adapte à l'appétit de chacun, dont je me suis aperçu qu'il pouvait extrêmement varier (la corpulence, la mentalité, mais aussi l'éducation, le sexe, d'autres caractéristiques physiques et psychiques que je ne puis dénombrer...).
On comble ses invités, au risque de passer pour un gentil fou.
Les restes vont au frigo (si, vous connaissez ? une nouvelle invention très pratique !), prêts à être consommés dans les jours à venir, évitant de surcroît d'entamer autre chose (aucune excuse donc au niveau budget, si on se débrouille bien).
Or, si vous prévoyez petit, juste ce qu'il faut :
Les inconvénients : passer pour un gros radin de première, même si ce n'est pas vrai. Faites gaffe, la radinerie, au niveau image sociale, ouilleouilleouille.
Ne pas sustenter ses invités, ce qui est un échec dans le processus d'hospitalité.
Ne vous inquiétez pas pour l'ordre des plats. Une entré "limitée", un gros plat, et il y a toujours de la place pour le dessert.
Et ne me faites pas passer pour un amateur d'orgies, je le sais et j'en suis - presque - fier ! Ne vous détrompez pas, il n'est nullement question de s'empiffrer comme des porcs, mais de recevoir correctement. C'est à coup sûr une simple question de culture : pour moi, la quantité est aussi importante que la qualité. Délaisser l'une ou l'autre, c'est ne pas rendre hommage au plat, au rite de manger.
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